Quand le moteur est en panne: réflexions sur la foi et les défis

« Incident moteur: faites réparer votre véhicule« : C’est le message qui s’est affiché sur mon tableau de bord ce dimanche lorsque je me rendais à mon culte dominical. Autant vous dire que j’ai tout de suite commencé à me faire un film à la Spielberg: on va être obligé de rester sur le bas côté, mon mari, moi et nos 3 enfants. Nous allons nous greloter et on va manquer notre culte. Je m’imaginais déjà envoyer un message à mon pupitre (je joue du saxophone dans l’équipe de musique) en leur expliquant que je ne serai pas là ce matin-là…! Puis, tout à coup, je me suis ressaisie et je me suis dis qu’il était hors de question que je rate mon culte dominical. En effet, en tant que fervente croyante, je considère que je suis la personne que je suis du fait de l’impact qu’a eu sur ma vie chacun des messages que j’ai reçu depuis que j’ai fait du dimanche le jour que je consacre à Dieu. Chaque message a un peu plus réparé les différentes parties de moi qui avait besoin de réparation, les parties de moi qui avait besoin de guérison. Et comme disent les anglophone: « I’m still a work in progress » (« Le chantier est encore en cours). Alors NON, je ne vais pas envoyer de message à ma team pour leur dire que je ne pourrais pas jouer avec eux. Et vous savez quoi, nous sommes finalement effectivement arrivés tous sains et saufs à bon port!

Mais revenons à ce message inscrit sur le tableau de bord de ma voiture ce fameux dimanche matin: « Incident moteur: faites réparer votre véhicule« . Une fois passée le moment de frayeur qui a provoqué une imagination débordante, je me suis calmée et j’ai repensé à ce message. Tout le monde sera d’accord, je pense, pour considérer que le moteur d’une voiture est un peu le cœur de celle-ci. C’est le centre névralgique en quelque sorte du véhicule. Il existe certes plusieurs types de panne qui peuvent immobiliser un véhicule mais une panne moteur est un incident assez sérieux. Il est certain qu’un véhicule sans roues ne pourra pas aller bien loin mais ce type d’incident est somme toute assez facile et rapide à régler une fois que l’on connaît quelle est la bonne référence de pneumatiques à installer.

Le moteur comme le cœur du véhicule. Plus je réfléchissais à ce problème moteur, plus je réalisais la similitude avec l’être humain. Lorsque nous avons un problème dans notre corps, nous allons voir un spécialiste, un médecin voire nous allons aux urgences selon les situations. Nous allons voir quelqu’un qui est un expert des problèmes physique, au sens des maladies du corps. D’ailleurs, lorsque nous avons des difficultés d’ordre psychologique ou émotionnel, nous consultons d’autres types de spécialistes.

Nous faisons tellement confiance aux spécialistes, au corps médical que nous sommes parfois surpris et étonnés lorsqu’ils ne nous apportent pas la solution à notre problème. En fait, il y a comme qui dirait une présomption irréfragable (jargon juridique visant une présomption qu’on ne peut contourner ou infléchir) selon laquelle le médecin est celui qui peut nous guérir de nos maux.

Nous allons voir des garagistes pour nos véhicules, nous appelons des plombiers pour des problèmes de canalisations, nous faisons appel à des électriciens pour toute panne électrique… bon, je crois que vous avez compris l’idée…!

J’ai tendance à penser que pour toutes ces problématiques plutôt objectives, si nous connaissons un bon spécialiste, nous avons forcément une solution et notre mal est derrière nous.

En revanche, j’ai l’impression que les problèmes du corps (hors ceux qui se soignent avec du paracétamol et du repos et quelques antibiotiques parfois) et les problèmes de l’âme sont parfois plus complexes qui n’y paraît à solutionner. En particulier la dernière catégorie des problèmes de l’âme.

Le mois de janvier est à peine derrière nous, certain(e)s d’entre nous sommes peut-être encore en train de mettre en place de nouvelles routines, de déterminer nos objectifs de cette nouvelle année… pleine de promesses, pleine de possibilités… et c’est une bonne chose il me semble. Il y a même différents événements (masterclasses, conférences, sommets, « lives »…) en ligne et gratuits qui ont encore eu lieu ces derniers jours à l’initiative de différents coachs ou speakers motivationnels… Je me suis moi-même engagée dans un programme de coaching cette année pour la première fois de ma vie. Et je suis ravie de l’avoir fait et je veux m’investir au maximum pour tirer le meilleur de ce programme de développement personnel. Néanmoins, je reste lucide: celui qui connaît le mieux le problème que rencontre la créature… et bien c’est le créateur. Toutes les solutions préconçues ne conviennent pas à tout le monde au même moment car nous ne sommes pas tous les mêmes. Les médecins le savent bien, c’est pourquoi nous accordions tous une confiance presque aveugle à notre « médecin de famille » qui nous connaissait bien et connaissait également les antécédents de notre famille. Aujourd’hui, c’est difficile de trouver ce genre de spécialiste qui prend le temps de connaître tous ses patients afin de déterminer la meilleure solution pour aider ces derniers. Mais revenons au sujet… vous le savez, je digresse facilement!!

Le créateur connaît la créature. De la même façon que le constructeur connaît la construction ou que le fabriquant connaît son produit. Le luthier connaît son instrument. Le potier connaît la qualité de la pâte qu’il a travaillé. C’est avec cette conception en tête que je me suis dis ce fameux dimanche matin: j’ai pleins de pépins de l’âme à régler, j’ai besoin d’aller voir celui qui m’a paramétrer pour savoir comment solutionner cela. En tant que croyante, je considère que Dieu est mon créateur et qu’Il me connaît par cœur. Il me connaît mieux que mes parents, mieux que mon cher et tendre époux (coucou Doudou si tu me lis) et mieux encore que les plus proches de mes amies.

Et toi, qui vas-tu voir quand ça va mal? Quelles sont tes ressources quand tout dégringole autour de toi, quand tout ne se passe pas comme tu l’avais imaginé? Quels sont les mécanismes de survie que tu as développés?

Parfois, le problème est plus grand que nous et nos mécanismes de survie… ne suffisent plus. Je ne recommande pas, à titre personnel, de mettre toute sa confiance uniquement dans l’être humain seul car les êtres humains… ne sont que des êtres humains comme nous, avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs bons et leurs mauvais côtés, avec leurs bons et leurs mauvais jours. C’est trop risqué à mes yeux de leur confier ma vie, mon moteur, mon cœur, mon âme… cela dit cela peut être une aide précieuse si on tombe sur une perle rare.

Moi, je mets mes espoirs en Dieu, mon créateur. Et toi? vers qui ou vers quoi te tournes-tu quand tu es dos au mur? D’où tires-tu ta force quand tu es à bout de force? Qu’est-ce qui te fait continuer d’avancer quand tu as envie de tout abandonner? N’hésite pas à me partager tes réflexions 🙂

Peace

Stéphanie, une amie qui te veut du bien

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